La politique culturelle de la majorité guidée par les algorithmes

Les Soiséennes et Soiséens qui, occasionnellement ou régulièrement, parcourent les couloirs du Trèfle peuvent s’interroger sur le choix du nom des salles : « Charles Baudelaire », « Claude Monet », « Claude Debussy », « Auguste Rodin – Camille Claudel ». Un poète, un peintre, un compositeur, un sculpteur et une sculptrice. Quelle est la logique qui a conduit à ce choix ?

Le nom de Camille Claudel a été rajouté in extrémis pour ne pas avoir l’air trop misogyne, sauf que la façon dont cela a été fait est encore une insulte faite aux femmes : « Nous reconstituons le couple Auguste Rodin et à côté nous ajoutons Camille Claudel », a déclaré Luc Strehaiano lors du conseil municipal du 6 février 2025. N’était-il donc pas possible de reconnaître le talent de Camille Claudel sans l’associer à un homme ?

Et quant aux autres dénominations, le compte-rendu de ce même conseil municipal nous apprend que « nous avons tout simplement choisi les artistes, chacun dans leur domaine, français, les plus connus mondialement et universellement »... Alors que baptiser des salles d’un lieu culturel était l’occasion de marquer une intention artistique, culturelle ou éducative, non, à Soisy, il n’y a pas d’intention, on s’en remet à ce que les algorithmes désignent comme le plus connu. Une telle approche laisse sans voix.

La beauté du lieu ne suffira donc pas, il faut décidément une autre majorité municipale pour lui donner une âme.